En bref
Les 10 à 15 ans sont la tranche d'âge oubliée des fêtes d'entreprise et des fêtes communales : trop grands pour les structures gonflables et le maquillage, trop jeunes pour la partie adultes. Ce qui les tient : un défi collectif avec un enjeu et un classement, une durée courte de 45 minutes à 1 h 30 par séquence, un espace à eux à l'écart des petits, et un animateur qui parle avec eux comme à des grands. Ce qui ne marche pas : les faire jouer avec les 4 à 8 ans, ou leur proposer une activité dont ils devinent qu'elle a été pensée pour des enfants.
Nous voyons la scène à chaque journée famille et à chaque fête de quartier : le village enfants tourne bien, les petits sont ravis, et un groupe de sept ou huit préados reste assis sur un mur, téléphone en main, à regarder de loin. Ils sont venus, souvent contraints, et leurs parents passeront la journée à s'en excuser. Voilà comment nous récupérons ce groupe.
Pourquoi les préados décrochent ?
Trois raisons, toujours les mêmes. Le regard des autres d'abord : à cet âge, le ridicule est la pire des punitions, et une activité enfantine devient un risque social. L'absence d'enjeu ensuite : un atelier sans classement, sans score et sans gagnant ne les intéresse pas. Enfin la position dans le groupe : dès qu'ils se retrouvent mélangés aux plus petits, ils se placent en spectateurs ou en grands frères, jamais en participants. La différence de traitement selon les tranches d'âge est détaillée dans les animations par âge.
Quels formats fonctionnent vraiment ?
Ceux qui ressemblent à ce que font les adultes, avec un vrai résultat à la clé :
- Le tournoi : tournoi de foot à effectif réduit, de ping-pong, de tir à l'arc ou de jeux vidéo sur écran, avec des poules, un tableau et une finale ;
- Le défi photo ou vidéo sur téléphone : une liste de scènes à reproduire en équipe, un temps limité, une projection des résultats devant tout le monde à la fin. Le téléphone devient l'outil du jeu au lieu d'être un concurrent ;
- La chasse au trésor à énigmes, version difficile, avec cadenas et codes, différente de celle des petits décrite dans la chasse au trésor pour enfants ;
- Le blind test et les quiz de culture générale, redoutablement efficaces sur les 12 à 15 ans, surtout avec des titres qu'ils connaissent mieux que nous ;
- Les épreuves d'adresse et de vitesse par équipes, empruntées aux olympiades d'adultes, avec chronomètre et classement affiché.
Et un format qui marche particulièrement bien à La Réunion : confier aux préados un rôle dans la fête. Arbitre du concours des petits, reporter photo de la journée, équipe de départage sur un jeu. Ils passent de spectateurs à organisateurs, et ils y restent.
Faut-il un espace séparé ?
Oui, et c'est souvent la décision qui change tout. Un coin à eux, à dix ou quinze mètres du village des petits, avec sa sonorisation propre à volume raisonnable, une table, des chaises, de l'ombre et de l'eau. Pas une salle fermée sans surveillance : un espace visible, délimité, mais qui n'est pas celui des enfants. Sur une journée famille d'entreprise, cet espace coûte peu et fait la différence pour les familles qui ont des grands. L'organisation générale d'un espace enfants est décrite dans réussir son espace enfants.
Combien de temps, et avec combien d'animateurs ?
Des séquences courtes et enchaînées : 45 minutes à 1 h 30 par activité, avec un temps libre entre deux. Une animation de trois heures d'affilée sur le même jeu ne tient pas à cet âge. Côté encadrement, un animateur pour quinze à vingt préados suffit, souvent moins que pour les petits, mais il doit être le bon : un animateur qui prend le micro et qui sait tenir un groupe d'ados sans les infantiliser. Nos règles de dimensionnement sont dans le taux d'encadrement, et la durée d'une animation dans horaires et durée.
Quelle posture pour l'animateur ?
La même qu'avec des adultes : on explique la règle une fois, on ne répète pas dix fois, on ne parle pas avec une voix de dessin animé, et on laisse le groupe s'organiser. Les préados testent toujours l'animateur dans les cinq premières minutes ; celui qui tient ce moment obtient ensuite un groupe très investi, souvent le plus motivé de la journée. Le refus de participer se gère comme chez les plus jeunes, sans jamais forcer, ce que nous expliquons dans l'enfant qui refuse de participer. Et les récompenses comptent : un lot un peu valorisant, jamais un jouet pour petit, comme évoqué dans les lots et récompenses.
Sur une journée famille d'entreprise, le dispositif complet est décrit dans la journée famille. Pour un arbre de Noël de CSE, où la question des grands revient tous les ans, nos confrères traitent le sujet dans les animations pour ados à un arbre de Noël. Et pour les fêtes communales, le cadre est dans l'animation d'une fête communale.
Vous attendez une quinzaine de préados sur votre événement ? Dites-nous leur nombre, leur tranche d'âge exacte et la durée de la fête : nous prévoyons un espace, un animateur dédié et deux ou trois séquences à enjeu, devis en 24 h. Nos animations sont présentées sur notre page animation enfants à La Réunion.