La question tombe toujours à la fin de la réunion de préparation : « Et on donne quelque chose aux enfants à la fin ? » Elle a l'air anodine. En réalité, c'est le détail qui décide de la façon dont les familles quittent la fête — sourire aux lèvres ou en gérant un chagrin sur le parking. Voici ce que neuf ans de kermesses, de journées familles et d'arbres de Noël nous ont appris sur les récompenses.
La règle numéro un : tout le monde repart avec quelque chose
Un enfant de 5 ans ne comprend pas la notion de podium. Il comprend qu'il a couru, qu'il a joué, et que le voisin a reçu un objet brillant qu'il n'a pas. Sur une fête d'entreprise ou une journée famille, ce n'est ni une compétition scolaire ni un tournoi : l'objectif est que chaque marmaille reparte avec le sentiment d'avoir réussi sa journée.
Cela ne veut pas dire supprimer les gagnants. Cela veut dire prévoir deux niveaux : une récompense symbolique pour tous, et éventuellement une distinction pour les équipes ou les vainqueurs d'une épreuve. La première est obligatoire, la seconde est facultative.
Ce qui marche vraiment comme récompense
- Le diplôme personnalisé. Imprimé au nom de l'enfant, remis au micro, il coûte trois fois rien et se retrouve affiché sur le frigo pendant des mois. C'est, de très loin, la récompense qui produit le plus d'effet par rapport à son prix.
- La médaille. Elle se porte immédiatement, elle se voit sur les photos, elle survit au trajet du retour. Les enfants de 4 à 9 ans l'adorent.
- La création de l'enfant elle-même. L'objet fabriqué à l'atelier créatif, la peinture, le porte-clés : c'est déjà un cadeau, et il a plus de valeur qu'un jouet acheté. Nos ateliers créatifs sont conçus pour que chaque enfant reparte avec sa réalisation.
- Le petit objet utile. Gourde, casquette, sac de plage aux couleurs de l'événement : apprécié des parents, réutilisé toute l'année, et cohérent sous le soleil réunionnais.
Ce qu'il vaut mieux éviter
- Les bonbons en quantité. À La Réunion, avec la chaleur, le chocolat fond dans la main avant d'arriver à la voiture, et les parents apprécient modérément le retour à la maison après trois heures de sucre. Un ou deux, en fin de goûter, suffisent — le sujet du goûter est traité dans notre article sur le goûter de journée famille.
- Les lots de valeurs très différentes. Une tablette pour le premier et un ballon pour les autres : c'est le scénario de la fête gâchée. Si un gros lot existe (souvent offert par le CSE), il doit être tiré au sort devant tout le monde, pas gagné à une épreuve.
- Les jouets pour une seule tranche d'âge. Un même lot pour des enfants de 3 à 12 ans ne fonctionne pas. Constituez deux ou trois sacs différents selon l'âge — la logique est celle expliquée dans nos animations par âge.
- Les petites pièces pour les tout-petits. Tout ce qui se détache et tient dans une bouche est à proscrire en dessous de 3 ans : voir nos repères pour les tout-petits.
Le moment de la remise compte autant que le lot
Une remise bâclée dans le brouhaha ne laisse aucun souvenir ; une remise mise en scène en laisse un. Trois principes tiennent la séquence :
- On rassemble. Musique baissée, animateur au micro, enfants devant, parents derrière avec les téléphones prêts. Ce sont ces photos-là qui circuleront dans l'entreprise.
- On nomme. Chaque enfant appelé par son prénom, même s'ils sont soixante. C'est plus long, c'est ce qui fait la différence.
- On termine par là. La remise est le dernier temps fort : après, on laisse les familles partir tranquillement. Enchaîner une animation derrière ne fonctionne jamais.
Prévoyez le créneau dans le programme, pas « à la fin, quand ce sera le moment ». Comptez une minute par tranche de trois enfants pour une remise nominative, et gardez les prénoms difficiles sur une fiche : rien ne casse plus l'ambiance qu'un animateur qui écorche les prénoms péi.
Qui fournit les lots : l'entreprise ou l'agence ?
Les deux formules existent, et elles se choisissent selon le budget. Le CSE fournit souvent les cadeaux principaux — c'est son rôle, notamment sur les fêtes de fin d'année. L'agence, elle, apporte tout ce qui accompagne l'animation : diplômes personnalisés, médailles, créations d'ateliers, petits accessoires du jeu. Ce qui compte est que le partage soit écrit noir sur blanc dans le devis, avec les quantités. Le grand classique de la panique du jour J, c'est le sac de lots que chacun croyait à la charge de l'autre.
Si vous préparez une fête de fin d'année, la question des cadeaux se pose différemment et se prépare bien plus tôt : c'est le sujet des cadeaux de Noël du CSE. Et pour tout le reste de l'organisation, notre article sur l'espace enfants reprend le cadre général.
À lire aussi : les bons horaires d'une animation enfants, organiser une journée famille, et l'ensemble des services de Pull Up Événements.